La soirĂ©e avait pourtant bien dĂ©marrĂ©. Au dĂ©but on avait la pression. Pas sĂ»r que tout le monde vienne, vu le passif. Mais ça a pris. Comme dans toutes les soirĂ©es rĂ©ussies il y a eu des surprises, des trucs Ă raconter. En milieu de soirĂ©e les deux allemandes nous ont annoncĂ© qu'elles avaient dĂ©cidĂ© de se remettre ensemble. On avait sorti le polaroĂŻd pour l’occasion : « Le bisou, le bisou, le bisou, ouaais ! ». On a fait tellement de bruit que ça a attirĂ© les voisins. On a fait tomber le mur mitoyen et on a Ă©largi. Bon, pendant les prĂ©sentations il y a eu des loupĂ©s: « - Hein ? Quoi ? Pierre ! Non? Ah, Piotr ! Et toutes les consonnes dans le nom de famille lĂ , c'est normal? Eh ben, on va se marrer pendant les parties de scrabble. » Très vite on s'est forcĂ© Ă parler anglais, histoire d'exclure personne. Y'a que les français que ça a emmerdĂ© et ils l'ont fait savoir. Mais après soixante ans ...
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